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12 décembre 2005

les médaillés de Ste Hélène

La médaille de sainte Hélène traduit la volonté de l’Empereur Napoléon III d’honorer par une distinction spéciale les militaires qui ont combattu sous les drapeaux de la France durant les grandes guerres de 1792 à 1815 , et par là de se faire reconnaître comme l’héritier du régime impérial de son oncle, Napoléon Ier, tant à l’étranger qu’en France où il souhaite enraciner un peu plus son pouvoir...
La médaille commémorative française la plus célèbre est née. Elle s’adresse à tous les anciens militaires des armées de terre et de mer françaises sans distinctions de grade ou de nationalité. Sa légende est simple : à l’avers l’effigie de Napoléon 1er avec le texte « campagnes de 1792 à 1815 » ; au revers le texte « A ses compagnons de gloire sa dernière pensée, 5 mai 1821 ». Elle sera baptisée Médaille de Sainte Hélène le 27 août suivant.
Le 15 août 1857, Napoléon III remet à son oncle son Altesse Impériale le Prince Jérôme Napoléon sa décoration en or, ainsi qu’à plusieurs maréchaux, généraux de division et de brigade, amiraux, vice-amiraux et contre-amiraux dont entre autres le maréchal comte Vaillant ministre de la Guerre, le maréchal Pélisser duc de Malakoff, le maréchal Magnan, l’amiral Hamelin ministre de la marine, l'amiral Parseval-Deschênes ancien commandant de l'escadre française de la Baltique, le duc de Plaisance Grand Chancelier de la Légion d’Honneur, le Comte d’Ornano gouverneur des Invalides…
sources : les médaillés de Sainte-Hélène


Alexandre-Ferdinand de Parseval-Deschênes
Amiral de France
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

NOTE : Le frère de l'amiral, Edouard-Alexandre (1787-1866), Sous-Lieutenant au 30e Régiment de Dragons, blessé à la bataille de Wagram (1809), reçu lui aussi la médaille de Sainte Hélène.